Que signifie le terme « Bio-impédancemétrie (BIA) » ?

Le terme « impédancemétrie »  correspond à une technique de mesure de l’impédance dans un milieu non biologique et le terme « Bio » renvoie à la biologie, d’où l’appellation Bio-impédancemétrie.

La bio-impédancemétrie intervient dans l’étude des propriétés électriques spécifiques d’un milieu biologique.

BIA est l'acronyme de Bioelectrical Impedance Analysis qui est couramment employé pour désigner cette technique.

Quel est l’intérêt de la BIA ? vs d'autres techniques

La bio-impédancemétrie multifréquences est la seule à couvrir l’ensemble des compartiments corporels. Elle présente aussi l’avantage d’être une technique simple, non invasive, peu onéreuse et les résultats sont obtenus très rapidement.

Les autres techniques non invasives permettant d’évaluer l'équilibre corporel global d’une personne :

  • La pince à plis cutanés n’évalue que la masse grasse et par déduction la masse non grasse. Elle peut être sujette à une certaine imprécision du fait même de la double épaisseur du pli de peau, de l’eau et autres tissus contenus dans le tissu gras, du choix des formules d’interprétation et des emplacements mesures des plis. L'expérience de l'examinateur est un facteur déterminant dans la fiabilité et la reproductibilité des résultats.
  • L’hydrodensitométrie ou la pléthysmographie, comme la pince à plis cutanés, n’évaluent que la masse grasse et par déduction la masse non grasse. Les résultats peuvent être faussés par la quantité réelle d’air expiré avant la mesure.
  • L’absorptiométrie biphotonique à rayons X (DXA) fait partie des techniques de référence, mais n’évalue que la masse grasse, la masse maigre et le contenu minéral osseux.

Aucune de ces techniques n’est capable de mesurer l’eau corporelle qui est pourtant une donnée fondamentale pour une bonne connaissance de l’état nutritionnel de la personne.

Les valeurs recueillies sous forme d’impédance, résistance, réactance, phase sont ensuite utilisées pour calculer les compartiments corporels au travers d’algorithmes ou par simples déductions mathématiques.

Les mesures peuvent selon les dispositifs être obtenues à une ou plusieurs fréquences. A une fréquence ils sont dénommés Monofréquence et à partir de 3 fréquences Multifréquences.
x La bio-impédancemétrie est une technique d’analyse de la composition corporelle non-invasive et indolore qui consiste à délivrer un ou des courants de très faible intensité afin de mesurer la résistance des tissus au passage du courant. Fondement de la BIA voir la video en lire plus

Les différentes techniques de prise de mesure selon les dispositifs

La conception d'un dispositif de mesure par prise directe sans câbles et sans électrodes à usage unique, système que nous avons breveté, s'explique par le comparatif décrit ci-dessous.

La position du sujet au moment de la prise de mesure

Il y a 3 façons de prendre la mesure :

Slide La position allongée Répartition parfaite des liquides au bout de 15-20 mn Utilisée en milieu hospitalier sur les patients alités

Temps de séance plus élevé

Respect strict de la localisation préconisée pour la pose d'électrodes

Slide La position assise Position intermédiaire, il n y a pas d' incidence au niveau de la répartition des liquides Rapide

Pratique

Position des électrodes reproductible

Slide La position debout Les liquides descendent vers le bas du corps Rapide

Pratique

Moins bonne répartition des liquides

Nos dispositifs sont conçus pour une prise de mesure
assise ou allongée si nécessaire.

Les différences entre la prise de mesure indirecte et directe

Slide Câbles intégrés Pour effectuer une mesure qui va nous donner une représentation du corps entier, il est nécessaire de relier le haut et le bas du corps. Ce sont des câbles qui vont faire la jonction entre la main, le pied et le circuit de mesure.

Il faut savoir que la longueur et la résistance de ces câbles va influencer le résultat de la mesure. Exemple
Prise de mesure pouvant être effectuée sur tous les patients quelques soient leur état de santé

Faire vérifier ou changer régulièrement les câbles

Etre méticuleux au moment de la pose des électrodes
INDIRECTE Câbles apparents Positionnement facile des électrodes

Rapidité

Economie des consommables

Avec les bras articulés possibilité de variation des résultats

Slide Aucuns câbles La main et le pied sont directement reliés au circuit d’analyse de la mesure, c’est donc un résultat non perturbé qui est enregistré. Positionnement facile des électrodes

Rapidité

Economie des consommables

Prise de mesure assise ou allongée
DIRECTE

Nos dispositifs sont conçus pour une prise de mesure directe


  • Les différents tissus ne fournissent pas les mêmes réponses au passage du courant en basse, moyenne et haute fréquence.

  • A basse fréquence, il contourne les compartiments les moins conducteurs comme les membranes cellulaires (<7kHz) permettant de connaitre l'eau extracellulaire.

  • A haute fréquence le courant passe dans les compartiments les plus conducteurs (>50kHz) permettant de connaitre l'eau totale.

  • A moyenne fréquence et plus principalement à 50 kHz on obtient la mesure optimum de la phase « PhA » (marqueur d’état cellulaire).

  • A 5 et 200 kHz il définit l’IR qui est un autre marqueur de l’état de santé de la personne (œdème, inflammation...).

  • Les fréquences à 20 et 100 kHz permettent de formaliser la courbe de Cole-Cole et d’obtenir des impédances de contrôle qui peuvent être utiles dans des études plus poussées, entre autres, sur les échanges intra/extra cellulaire.


x Vous voulez savoir quelle est l'importance de mesurer les impédances à différentes fréquences ? Découvrez notre vidéo et les explications correspondantes. Pourquoi choisir un appareil mono ou multifréquences voir la video en lire plus

Monofréquence

Les premiers dispositifs de BIA ont été réalisés sur la base d’une seule fréquence à 50 kHz.

  • Possibilité de mesurer l'angle de phase
  • Pas de différentiation entre eau totale, intra et extracellulaire
  • Données limitées (modèles à 2 ou 3 compartiments)

Multifréquences

En multifréquences les dispositifs comportent à minima 3 fréquences comprisent entre 1 et 1000 kHz.

  • Plus d'informations (exemple : l'eau intra et extracellulaire)
  • Modèles de 2 à 6 compartiments
  • Plus de précision

Tous nos dispositifs sont multifréquences

Ils permettent d’obtenir des informations plus avancées sur l’état de santé et de forme de la personne en prenant en compte non seulement la masse grasse et la masse non grasse, mais aussi un ensemble de données physiologiques comme l’eau intra et extracellulaire, l’IR (rapport d’impédances), le PhA (angle de phase), la masse cellulaire active, les protéines métaboliques, le contenu minéral osseux, la masse musculaire squelettique des membres... qui sont de véritables marqueurs physiologiques.

Mono et Multi-algorithmes

Il y a aujourd’hui deux approches différentes pour interpréter les résultats obtenus à partir des paramètres électriques recueillis (Impédance, Angle de Phase, Résistance, Réactance).

Les dispositifs Mono-algorithme de type déductifs

Le principe même de ces dispositifs est basique.
Il est basé sur le postulat suivant, quel que soit l’individu, son hydratation est constante (par exemple à 73,3% de sa masse non grasse) et les autres compartiments sont uniquement définis à partir de coefficients basés sur des constantes.

Ces dispositifs peuvent donc se contenter d’un seul algorithme basé sur le calcul de l’eau. Par exemple : la masse non grasse = (eau totale * 0,733), les protéines = (masse non grasse * 0,198) etc...

A partir des résultats de l’eau et du poids de la personne, il suffit d’un simple tableur pour obtenir les autres compartiments corporels. Nous les définissons comme de type déductif.

Les dispositifs Multi-algorithmes de type non déductifs

Ils disposent de tous les « algorithmes  essentiels » permettant l’analyse des compartiments corporels qui ne peuvent pas être mis en corrélation par l'application de constantes.

Par exemple 2 des algorithmes « essentiels » que sont l’algorithme de la masse non grasse et celui de l’eau totale, permettent d’obtenir le taux d’hydratation réelle de la masse hors graisse, donnée fondamentale car c’est elle qui va pouvoir déterminer si la personne est normo, sous ou sur-hydratée.

Les autres compartiments corporels sont interprétés soit à partir d'algorithmes complémentaires, soit par des opérations mathématiques plus simples. Nous définissons ces dispositifs comme de type non déductifs.

Tous nos dispositifs sont de type Multi-algorithmes

Aucune personne n’étant identique, tous nos dispositifs proposent des interprétations multi-algorithmes. L'intégration des valeurs d'impédances obtenues sur toute la plage de fréquences permet une représentation individualisée de la composition corporelle de chaque personne mesurée.

Les logiciels

(permettent l'interprétation de la mesure : impédances et angle de phase)

En mode propriétaire

Le logiciel est installé sur le disque dur du praticien

  • Tout intégré
  • Système figé

En mode SaaS

Le logiciel est installé sur des serveurs distants

  • Accessibilité des données
  • Système ouvert
  • Evolutif
  • Télémédecine
  • Compatibilité Mac, PC , IOS, Android

Notre logiciel Biody Manager est en mode Saas

Depuis plus de 5 ans nos logiciels sont en mode SaaS et nos serveurs répondent aux exigences de l'Asip santé.

Services associés

  • Veille documentaire sur la bio-impédancemétrie et ses applications dans différents domaines (insuffisance cardiaque, rénale, obésité, dénutrition, oncologie, sarcopénie…)
  • Prise en compte de l'évolution des recommandations de la HAS et de l’OMS
  • Intégration des dernières avancées issues des grands rendez-vous de la recherche et des résultats statistiques associés
  • Assistance
  • Webinars
  • Association de spécialistes indépendants de la recherche en composition corporelle, en nutrition, en préparation sportive…
  • Aucune science n’est figée et nous sommes bien placés pour savoir que ces techniques vont prochainement déboucher sur des sujets en cours d’expérimentation et qu’il reste de nombreux points insuffisamment explorés ou non encore explorés, d’où la raison de la création d’Aminogram Académy

La mesure de déphasage de la cellule ne dure que quelques microsecondes. La résistance et la distance pour acheminer, au travers des câbles, la mesure au circuit de mesure entraine un temps de réception du message qui sera fatalement additionné au temps de phase initial (DT) . Le résultat obtenu ne sera donc plus le résultat initial.

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